Participons tous à la campagne Fashion Revolution Day France 2015 #JE VEUX SAVOIR !

Participons tous à la campagne Fashion Revolution Day France 2015 #JE VEUX SAVOIR !

Participez à la campagne JE VEUX SAVOIR orchestrée par Fashion Revolution pour savoir ce qui se cache derrière les vêtements que nous portons et demander plus de traçabilité et de transparence aux marques. Pour cela, Il vous suffit de prendre un Selfie en portant une pancarte mentionnant : #JEVEUXSAVOIR #WHOMADEMYCLOTHES et de le partager sur les réseaux sociaux. Par l’adhésion et la curiosité de nous tous, consommateurs, nous prouverons aux marques que nous ne sommes pas indifférents aux coulisses de la mode.
Physique
Citoyenneté
24 avr
France

Le Problème

L'industrie du Textile et de l'Habillement implique de nombreux impacts sur l'Homme ainsi que sur l'Environnement. Des facteurs qui ne rentrent malheureusement pas totalement en ligne de compte dans la stratégie de la majorité des entreprises.

Voilà deux ans, le 24 Avril 2013 à Dhaka au Bangladesh, le nom du Rana Plaza est devenu tristement célèbre dans le monde entier pour l’effondrement des ateliers de confection qui a causé la mort de 1 133 personnes. Plus de 2 500 ont été blessés. Aujourd’hui, le monde souffre encore des suites du résultat de notre chaîne de production de la mode.

DONNEES SUR L’INDUSTRIE ET LA CULTURE DU COTON
- Environ 100 millions de ménages ruraux sont impliqués dans la production de coton dans 70 pays (sur une échelle mondiale). 2/3 du coton est produit dans les pays en voie de développement.
- Un grand nombre de fermiers vit dans la pauvreté : ils tentent de vivre avec moins de 2$ par jour. Cela fait quelques temps que les prix mondiaux du coton sont irréguliers et les fermiers ont été sévèrement touchés par la chute de ces prix. La situation actuelle se complexifie de plus en plus. Les cotonculteurs subissent la montée des coûts du carburant, des pesticides et des insecticides. Cela signifie que peu de fermiers ont la possibilité de couvrir les coûts de leur production. En effet, ils ne peuvent faire abstraction de ces derniers, alors que le coton se vend à un prix dérisoire.
- Les fermiers cultivant le coton aux Etats-Unis, en Europe et en Chine sont fortement subventionnés ce qui conduit à une surproduction du coton de leur part. Lorsque leurs grandes quantités de coton se retrouvent sur les marchés mondiaux, les prix sont tirés vers le bas et les producteurs de coton à petite échelle ne peuvent pas les concurrencer.
- L'industrie de la mode et du textile, après l’industrie du pétrole, est la deuxième industrie la plus polluante sur terre. (Source : Fashioning Change).
- Aujourd’hui, nous possédons quatre fois plus de vêtements dans notre garde-robe qu’en 1980 et la comparaison est aussi valable pour le montant dépensé en achat de vêtements chaque année.
- Au moins 8 000 produits chimiques sont utilisés pour transformer les matières premières en vêtements. Beaucoup d’entre eux sont toxiques et polluent l’environnement, l’eau locale et causent de sévères dommages chez les travailleurs. (Source : Greenpeace).
- Il y a 20 000 morts / an résultant d’un empoisonnement aux pesticides. La plupart d’entre eux travaillent dans la culture du coton dans les pays en voie de développement. (Source : EJF).
- La mode est la deuxième industrie la plus polluante au monde avec le pétrole, en terme d’impact sur l'environnement. 25% des substances chimiques produites dans le monde sont utilisées pour les textiles et c’est une industrie qui est extrêmement polluante pour l’eau potable (la deuxième la plus polluante après l’agriculture). (Source: Danish Fashion Institute 2013).

ETAT DES LIEUX DE LA TRANSPARENCE AUJOURD’HUI
- Seulement 4 entreprises sur 10 tentent d’aller au-delà des approches classiques (qui ont montré leurs résultats limités) dans leur chaîne d’approvisionnement pour la rendre plus durable. (Source : Deloitte, 2013).
- 61% des entreprises ignorent où leurs vêtements ont été fabriqués, 76% ne savent pas où leur tissu est tissé, tricoté ou teint et 93% ne connaissent pas la fibre d’origine. (Source : Baptist World Aid Australia 2013 ; http://baptistworldaid.org.au/assets/Be-Fair-Section/FashionReport.pdf).
- Les entreprises qui ont un fort engagement éthique réalisent depuis quelques années des performances dans le secteur au-dessus de la moyenne. En effet, un classement du World’s Most Ethical Companies a démontré que ces organisations se retrouvent en tête du Standard & Poor 500 et FTSE 100 chaque année de 2005 à 2010. (Source : Institute of Business Ethics).
- 2 / 3 entreprises de la mode ne s’attachent pas à faire participer leurs clients sur la problématique de la durabilité. (Source : Deloitte 2013).

La solution

Chaque année, à la date commémorative de cette tragédie, le FASHION REVOLUTION DAY, un collectif créé en Angleterre à l’initiative de la créatrice de mode engagée Carry Somers, et actif dans 66 pays, commémore cet événement pour nous inciter à consommer la mode autrement, à nous interroger sur ceux qui la fabriquent et à réfléchir aux atteintes portées à l’homme et à l’environnement tout au long de ce processus complexe, impliquant de nombreuses opérations de par le monde.

En 2014, nous avons retourné nos vêtements et montré nos étiquettes pour provoquer une réflexion sur l’envers pas toujours très glamour de la mode. Plusieurs dizaines de milliers de selfies ont été partagés sur les réseaux sociaux et le hashtag #fashionrevolution a été classé premier dans le monde en 2014 par Twitter.

Grâce à notre action commune, nous prouverons aux marques que nous exigeons plus de transparence sur les conditions dans lesquelles elles fabriquent la mode que nous aimons.

Nous informerons les parlementaires français et européens des résultats de notre campagne afin de soutenir les lois allant dans le sens de cette transparence actuellement en discussion en France et au Parlement Européen : proposition de loi (PPL) « devoir de vigilance » des multinationales et l’obligation d’informations sur les étiquettes.

Ainsi, c’est tout l’univers de la mode, consommateurs, médias, entreprises et politiques qui permettront qu’il n’y ait plus jamais de Rana Plaza et que la mode soit un vecteur d’émancipation et de plaisir. Nous croyons en une industrie de la mode qui valoriserait les Hommes, qui respecterait l’environnement, qui n’aurait pas de limites créatives et qui serait rentable, le tout dans une égale mesure.

Les Missions

Mission physique

PARTICIPER A LA CAMPAGNE FASHION REVOLUTION DAY FRANCE 2015 : #JE VEUX SAVOIR

L’objectif de cette campagne mondiale est d’exiger la transparence.

FASHION REVOLUTION DAY invite les consommateurs à se demander qui a fait leurs vêtements, d’imaginer le chemin qu’ils ont suivi du cultivateur de la matière première, du filateur, du teinturier, jusqu’au confectionneur et au distributeur.

Comment participer à la campagne ?
Une fois que vous vous serez mobiliser sur fullmobs, nous vous enverrons un fichier comprenant une pancarte : #JEVEUXSAVOIR #WHOMADEMYCLOTHES
Il vous suffira ensuite de vous prendre en photo avec la pancarte et de la partager sur la page facebook de Fashion Revolution Day France et sur vos réseaux sociaux.
Par l’adhésion et la curiosité des consommateurs nous prouverons aux marques que nous ne sommes pas indifférents aux coulisses de la mode. On compte sur vous !

Pour ceux qui veulent aller plus loin, Rendez-vous le vendredi 24 avril pour le Fashion Revolution Day, le mouvement international créé en commémoration du drame du Rana Plaza
Venez participer à une journée de partage autour de conférences et d’ateliers à L'Archipel, réfléchir au revers de la mode, nous interroger sur ceux qui la fabriquent et aux atteintes portées à l’homme et à l’environnement tout au long de ce processus complexe, impliquant de nombreuses opérations de par le monde.

12
Objectif: 50 participants.
Terminé

Ils se mobilisent

#JEVEUXSAVOIR