Voilà un débat intéressant. Faire l’amour est un acte désignant la relation plus qu’intime entre deux individus, généralement qui s’aiment, pour se dévoiler l’un à l’autre et donner le plus de plaisir possible à son partenaire. Mais lorsque l’acte est terminé, ce moment intime est-il lui aussi finit pour autant ?

amour et orgasme

Le plaisir au cœur de l’acte d’amour

Le principe fondamental de l’acte d’amour est avant tout la procréation, et ce, depuis la nuit des temps. Cependant, depuis maintenant plusieurs millénaires, cet acte signifie avant tout le plaisir que l’on donne et que l’on reçoit. Aujourd’hui, il est bien encré dans les esprits que le sexe est avant tout un moment de plaisir, surtout avec toutes les protections intimes et contraceptions disponibles à notre époque.

Quand le plaisir s’arrête à son éjaculation

Que signifie ce sous-titre ? Simplement que lorsque deux partenaires, dont un possédant un pénis, obtient son plaisir ultime et éjacule, la partie est généralement terminée. Seulement voilà, l’autre parti n’a peut-être que peu ou pas pris son plaisir, et souhaite continuer.

Que se passe-t-il pourtant ? Lorsque l’éjaculation a lieu, le partenaire masculin se retire et s’affale à côté de sa dulcinée, espérant lui avoir procuré un plaisir digne d’un envol jusqu’au Nirvana. Tout du moins, c’est le cas général dans les esprits.Alors que font les femmes, dans la majorité des cas, à ce moment précis ? Il y a trois solutions :

  • C’était bon, on s’arrête là, même si je n’ai pas ressenti tout le plaisir que je voulais.
  • J’aimerais continuer, je n’ai pas pris mon plaisir.
  • Je n’ai pas eu de plaisir, la partie est finie et je suis déçue mais je ne dis rien pour ne pas le vexer.

On rencontre alors des réactions étonnantes parfois. Dans le premier cas, l’homme peut soit être fier de lui puisque le moment était bon et plaisant. Ou alors se sentir en position de faiblesse puisque sa partenaire n’a pas pris son envole alors que lui si, et ne peut plus assurer.

Cependant, la dame est compréhensive et garde un bon souvenir de cet instant de partage.
Dans le deuxième cas, la partie est finie mais madame souhaite poursuivre le jeu. C’est une étape importante puisque monsieur peut soit refuser, puisque il a finit, soit accepter et cela renforce les liens intimes entres les deux partis.

Dans le dernier cas, c’est souvent le cliché du : Alors, heureuse ? qui nous vient en tête. Pourtant, ce n’est pas si farfelu puisque nombreux sont les partenaires qui ne s’inquiètent pas de savoir si le jeu était bon des deux côtés. Ils ont pris leur plaisir et imaginent que c’est le cas de l’autre côté, sans penser réellement à ce que la moitié ressent vraiment.

  • Déception bien souvent
  • Sensation d’être le problème si elle n’a pas eu de plaisir
  • Cherche à comprendre pourquoi ce n’était pas bon ou peu
  • A peur d’en parler à son partenaire de crainte de le vexer
  • Ressent un sentiment de frustration ou de colère devant l’absence totale de considération
  • Etc…

Les solutions pour un plaisir garanti

Même si le partenaire masculin ne peut plus assurer la pénétration avec son membre, il existe de nombreuses solutions pour donner du plaisir, et beaucoup ne s’en soucient guère :

  • Les caresses
  • Les baisers
  • Les plaisirs buccaux
  • Le doigté
  • Les jouets sexuels
  • Etc…

Les idées ne manquent pas, et le mieux est encore de demander à sa moitié ce qui lui ferait plaisir.

Alors, quand le sexe est-il vraiment terminé ?

La question fondamentale est donc de savoir quand la partie s’arrête, pour l’un comme pour l’autre. Demander à sa moitié si le plaisir était là est un bon début. Si elle souhaite continuer est une bonne chose, car là, vous saurez que vous aurez offert à votre partenaire une expérience délicieuse. Discuter de la partie après l’amour est une excellente chose à faire, car pour être d’accord tous les deux, il est nécessaire de communiquer.Car au final, le plus important après le sexe, n’est pas l’acte en lui-même, c’est le fait avant tout de faire plaisir à l’autre sans pour autant se priver, et de communiquer lorsqu’on en ressent le besoin ou l’envie.

  • J’aime ce que tu me fais / je n’aime pas
  • Essaye plus doucement / fort
  • J’ai peur de faire comme ça
  • Est-ce que tu aimes ça?
  • Etc…

Le plus important, c’est de savoir si l’on donne vraiment de soi et que le partage est mutuel. Quelles que soit les pratiques qui vous plaisent, qui vous excitent. Vous aimez le sexe doux, romantique? Ou peut-être le BDSM, soft, hard, entre les deux? Vous préférez les plaisirs buccaux principalement plutôt que les pénétrations? A deux? A plusieurs? Entre hommes? Entre femmes? Hétérosexuel(le)? Bisexuel(le)? Avec des jeux de rôles? Il est important de communiquer pour vous faire comprendre et alors partager des moments exceptionnels.
Et finalement, la partie est vraiment terminée quand tous les partis sont d’accord. C’est tout simple. Rien n’est plus simple que de demander si l’on souhaite poursuivre ou non. C’est tout. Alors seulement là, on sait que l’on a eu ce que l’on souhaitait: un partage de plaisir.
Bien entendu, cela ne s’applique pas à tous et toutes, une partie peut être terminée si il y a des soucis de jeu:

  • Impuissance
  • Désir pas assez fort
  • Douleurs
  • Stress
  • Etc…

Mais encore une fois, le dialogue est nécessaire pour passer un bon moment. Il ne faut pas avoir peur de se dévoiler, de dire ce que l’on ressent, et bien entendu, il faut être à l’écoute pour rassurer son partenaire et si besoin, s’y prendre en plusieurs fois pour déclencher alors l’instant ultime de plaisir, des deux côtés.