Aujourd’hui plus que jamais, on peut revendiquer sa différence auprès d’un auditoire important, en utilisant les réseaux sociaux. Chacun est libre d’y dire ce qu’il pense, et cela fait parfois du bien à ceux qui ont besoin d’être rassurés d’être simplement ce qu’ils sont, que de prendre la parole à ce sujet pour lancer un débat. On a vu de belles campagnes se développer en quelques semaines, pour refuser le conformisme en matière d’image de la femme ou de l’homme (souvent davantage de la femme, en l’occurrence).

physique parfait

La force des réseaux sociaux

Certes cela ne s’est pas toujours bien passé, certains internautes prenant un malin plaisir à contredire systématiquement les arguments mis en avant, mais aussi faisant preuve de méchanceté envers les personnes qui, différentes des standards attendus par la mode et les médias, avaient choisi d’assumer leur différence. Pourtant les relais positifs, les félicitations et les encouragements se sont avérés parfois si nombreux que les personnes qui étaient à l’origine de la campagne ont pu se sentir soutenues, et même aimées pour ce qu’elles sont plutôt que par ce qu’on attend d’elles. C’est toute la difficulté dans un monde où le paraître est important, et où la volonté de ressembler aux autres est tenace, surtout chez les jeunes gens, qui vont rapidement avoir des jugements amers envers leurs congénères soi-disant trop petits, trop grands, trop minces ou trop ronds. La vie n’épargne pas toujours ces personnes qui sont nées avec cette différence qui, si l’on y réfléchit bien, fait leur personnalité aussi.

L’éducation à tout prix

Désormais, conscients de l’impact désastreux que peuvent avoir ces jugements émis sur le physique des gens, de nombreuses personnes se font les porte-drapeaux de la différence. Peut-être ont-elles subi elles-mêmes des brimades ou des moqueries lorsqu’elles étaient jeunes et qu’elles manquaient d’assurance ? Toujours est-il que dans l’éducation des enfants aujourd’hui, on inclut de plus en plus non seulement la notion de respect de la différence, mais aussi celle de l’acceptation de soi tel que l’on est. Il est déjà parfois difficile, dans la vie de tous les jours, de se contraindre à être bon, parfait même, dans le cadre de ses études, de sa formation ou de son activité professionnelles. Alors si l’on y adjoint l’exigence d’entrer exactement dans le cadre de ce à quoi l’on est censé ressembler, cela peut être absolument déroutant et finir par générer des maladies psychologiques.

En effet on ne peut pas grandir, lorsque l’on est résolument de petite taille. De même lorsque l’on est plus grand que la moyenne des autres, on n’a pas d’option pour devenir plus petit. Si l’on a tendance à avoir des formes rondes, pour quelles raisons logiques devrait-on se forcer à moins manger ou à se priver de tout en permanence de façon à être aussi mince que ce que les standards voudraient imposer ?